Pourquoi l’Antarctique est-il important ?

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D’une superficie près de deux fois supérieure à celle de l’Australie, l’Antarctique, le continent le plus méridional de notre planète, est un désert polaire ; c’est l’endroit le plus froid, le plus sec et le plus venteux de la Terre, et il est presque entièrement recouvert de glace. Mais malgré cet environnement difficile, l’Antarctique et les eaux qui l’entourent – l’océan Austral – abritent une faune et une flore incroyables.

Cela est principalement dû à la présence du krill antarctique, l’une des espèces animales les plus abondantes de la planète, qui vit en immenses bancs dans l’océan Austral. Ces animaux ressemblant à des crevettes sont importants pour le réseau alimentaire, car la plupart des grands animaux de l’Antarctique, tels que les phoques, les baleines, les oiseaux de mer, les poissons et les calmars, dépendent directement ou indirectement du krill pour leur survie.

Sans krill, les écosystèmes de l’océan Austral s’effondreraient.

Il est essentiel de protéger ce vaste continent et les eaux qui l’entourent, car l’océan Austral contribue à ralentir le rythme du changement climatique en absorbant jusqu’à 75 % de l’excès de chaleur produit par l’activité humaine et en capturant environ 35 % du CO2 absorbé par l’océan mondial.

En effet, ses courants froids et profonds, remplis de nutriments, font le tour de la planète et contribuent à réguler le climat mondial, nourrissant à la fois les poissons et les hommes. Mais au cours des 30 dernières années, l’Antarctique s’est réchauffé d’environ 1,8 degré Celsius, soit trois fois la moyenne mondiale.

Conservation

L’Antarctique est régi par les 54 parties au système du Traité sur l’Antarctique. En 1998, le protocole sur la protection de l’environnement du traité sur l’Antarctique est entré en vigueur et désigne l’Antarctique comme une « réserve naturelle, consacrée à la paix et à la science ». Cet important protocole assure un niveau élevé de protection de l’environnement. Cependant, même dans le cadre de ce protocole, des impacts dramatiques sur les écosystèmes de l’Antarctique sont régulièrement documentés, en particulier à proximité de fortes concentrations d’activités humaines.

La pêche est actuellement la seule exploitation des ressources à grande échelle en Antarctique. Des espèces telles que la légine australe et antarctique, le maquereau des glaces et le krill antarctique sont menacées par la surpêche et font l’objet d’une pêche illégale par des navires non immatriculés et non réglementés.

Le rôle des aires marines protégées

Les aires marines protégées (AMP) constituent le moyen le plus efficace de sauvegarder les écosystèmes océaniques car elles protègent la biodiversité et contribuent à atténuer les effets du changement climatique. Il existe actuellement deux AMP dans l’océan Austral : l’une dans la mer de Ross, et l’autre sur le plateau méridional des îles Orcades.

La Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) envisage actuellement la création de trois nouvelles AMP’s. Si ces trois AMP sont créées, il s’agira du plus grand acte de protection des océans de l’histoire, ce qui fera considérablement progresser l’objectif #30×30.

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